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L'envie.

Après Sven, il me fallait dans un premier temps vérifier que j’étais capable de faire une seconde figurine… J’avais envie que ce soit une femme, et j’avais en tête une photo trouvée dans un magazine, ainsi que le visage de Björk.

Sven et Zibeline… frère et sœur ? mari et femme ? amis ? simples voisins habitant dans une même forêt ? Pour l’instant, je ne suis sûre de rien, même si Popeline pourrait bien être leur fille !


Le nom.

La zibeline vit dans la taïga sibérienne où elle chasse les écureuils et les petits oiseaux en grimpant dans les arbres… Sa (trop) belle fourrure est malheureusement très recherchée par les créateurs, et c’est d’ailleurs probablement en regardant à la télévision des défilés de haute-couture que j’ai entendu prononcer le mot zibeline pour la première fois.

Je trouvais dommage que de si jolies sonorités soient associées à une idée que je n’aime pas, j’ai donc choisi de l’associer plutôt à une figurine.


L'animal.

Pourquoi diantre un crapaud à couronne ? Eh bien en hommage, évidemment, aux contes de fée où l’héroïne embrasse une grenouille à couronne sur le bec et se retrouve robedemariée et princesse aussi sec ! Pourquoi l’avoir appelé Soren ? Toujours pour la consonance scandinave, mais aussi parce que j’aime donner à mes animaux pâtamodelés des noms pompeux et beaucoup plus grands qu’eux : soyons fous, il s'agit ici du prénom du philosophe Kierkegaard !


Le modelage, l'attitude, les vêtements.

Dans l’exagération des traits, Zibeline reste assez proche de Sven. On remarque tout de même une ou deux (relatives !) audaces techniques : la tête se penche délicatement sous le capuchon dangereusement éloigné de la tête (avec une simple armature arrondie sous la partie « feuillue »), et là où Sven gardait les bras obstinément collés le long de son corps, ceux de Zibeline s’en détachent légèrement grâce à une armature de fil de fer.

On notera que je n’ai certes pas poussé l’audace jusqu’à essayer de lui faire des mains, mais disons qu’il s’agit-là d’un manifeste pour le retour à la mode d’un accessoire injustement tombé en désuétude : le manchon, qui se révèle un porte-crapaud si pratique ! Il n’est pas en fourrure, bien sûr, mais plutôt en mousse et lichen.

Outre le manchon, donc, Zibeline porte une longue robe recouverte d’une tunique-manteau ouverte sur les côtés, librement inspirée à la fois des vêtements médiévaux et en partie des vêtements de certaines congrégations religieuses. Le capuchon pourrait « tomber » davantage pour être plus naturel…

Les feuilles qui constellent le bas de son manteau et son capuchon ont probablement une double inspiration : une illustration d’Alan Lee tirée d’un livre sur les fées offert par une amie amusée par Sven et qui voulait m’inciter à continuer, mais aussi cette robe végétale signée Jean-Paul Gaultier (couturier dont un sublime boléro en plumes de perroquets a également inspiré une partie de la tenue de Palila !).


La couleur.

La gamme de couleurs choisie reste très proche de celle utilisées pour Sven, et la technique utilisée est la même : la dernière couche de peinture est d’un ton plus clair ou plus sombre que le fond, et elle est appliquée de façon irrégulière avec un pinceau bien sec pour donner un aspect vieilli et moins brillant plus proche du tissu.

Galerie photos.

Très peu de photos des étapes intermédiaires, et de piètre qualité malheureusement... néanmoins, pour toutes les images de Zibeline et Soren, c'est par ici !