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Cette page est le journal de bord que j'ai tenu tout au long du modelage de Florence Michalon. Elle complète la fiche détaillée qui se trouve ici.

Ci-contre, à côté d'Isabelle Carré en Florence Michalon, un dessin préparatoire pour la figurine (c'est la première fois que je fais un dessin préparatoire aussi net !).


2, 3 et 4 août : la chaise.

Plusieurs nouveautés techniques : la pâte à modeler, d'abord. Malheureusement, ce premier essai d'utilisation de Plastiroc est assez décevant : matériau très fibreux, beaucoup moins fin que Plastibo, j'espère donc trouver mieux, et ce d'autant plus qu'il est possible que je sois en train de développer une petite allergie à ce produit ! À vérifier si les symptômes persistent.

Autre nouveauté : pas de socle pour cette figurine, mais une chaise sur laquelle le personnage s'affale. À elle seule, ladite chaise m'a déjà demandé une quinzaine d'heures de travail, essentiellement pour mettre au point l'armature faite de fils de fer de divers diamètres, torsadés ou non (la pince coupante et une autre petite pince plate ont été mes meilleures amies pendant cette phase ! c'est une acquisition récente, et c'est une fois de plus un plaisir d'utiliser des outils adaptés). Le double fil de fer torsadé est parfois complété par du bois, des cure-dents en l'occurrence. J'ai ensuite recouvert cette armature de métal (y compris, pour les pieds, des "gonds pointe en acier zingué" dont j'ignore l'usage normal), bois, carton et filet métallique en y ajoutant des pieds tournés, l'ensemble est un peu de guingois, mais ça lui donne... un certain charme ?

5-6 août : la figurine prend corps.

Journée à très bons doigts le 5 août, puisque le corps de la figurine (à l'exception des mains, des bras et de la tête) est né en 6 ou 7 heures de modelage intensif. En comparaison, peu d'avancées le 6 août... J'ai notamment commencé la tête, et contrairement à mon intention de départ, j'ai cherché à m'inspirer du visage d'Isabelle Carré : 2 ou 3 heures de travail pour me rendre compte que non, décidément, ce visage est trop fin pour que j'arrive à le rendre convenablement...

9 août : Florence Michalon a un visage.

... et peut-être aura-t-elle même des lunettes ! Je viens du moins de faire des essais dans ce sens, mais il est 1 heure passée (nous ne sommes donc plus le 9 août) et je n'ai peut-être plus les idées assez claires pour juger.

J'ai été paresseuse, je l'avoue : au lieu de recommencer à zéro un nouveau visage, j'ai réutilisé celui que j'avais déjà fait la semaine dernière en le modifiant largement, mais au moins les grandes zones (nez, pommettes, front...) étaient-elles déjà en place. La bouche m'a donné du fil à retordre puisque j'ai dû la recommencer de nombreuses fois. J'ai notamment fait des essais en imaginant que Florence Michalon pourrait tenir son stylo entre ses doigts en en mâchonnant le bout, mais l'effet était décidément trop bizarre.

Pour la coiffure, j'avais décidé depuis longtemps de garder l'esprit "Marylin" d'origine, mais en utilisant plutôt la coiffure du personnage de Roslyn dans certaines scènes des Misfits.

10-12 août : trois pas en avant, trois pas en arrière...

Eh bien voilà, comme toujours quand les débuts sont fulgurants, ou disons au moins rapides, ce sont les petits détails restants qui font tout traîner en longueur : ainsi, le seul pouce gauche de Florence Michalon m'aura demandé pas moins de 3 séances de travail et m'a fait connaître les affres du "bon, maintenant, ou bien je la laisse de côté pendant un temps, ou bien je la jette par la fenêtre". Tout ça pour un pouce. Cela dit, la main droite me résiste également : la version visible sur la photo devra être arrachée, tout comme les précédentes. Et recommencée. Tout comme les précédentes. J'ai en outre retiré une mèche de ses cheveux, trouvant qu'elle n'était pas assez marquée, encore une chose à recommencer.

Vous noterez tout de même la présence de lunettes de couleur : je n'ai malheureusement pas trouvé le fil de fer rouge que je cherchais, mais ce bleu ne devrait pas être trop mal. Je l'ai acheté chez Rougier et Plé, où j'en ai profité pour narrer mes déboires à un vendeur (en substance : "bouhou, plus de Plastibo et la Plastiroc toute fibreuse me donne en plus donne des éruptions de boutons rouges sur les bras"), et miracle, ledit vendeur m'a indiqué un produit (Efaplast classic, de Eberhard Faber) qui devrait selon lui être assez proche de ce qu'était Plastibo.

Chic, un matériau à tester pour la prochaine figurine ! Mais courage, je terminerai Florence Michalon avec la vilaine Plastiroc.

17 août : modelage terminé !

Hourraaaa, le modelage est enfin terminé. La main droite entièrement recommencée n'est pas d'une fabuleuse beauté, mais je pense avoir atteint le stade (toujours difficile à définir...) du mieux ennemi du bien, je n'y toucherai donc plus. On ne le croirait pas, mais le crayon qu'elle tient dans sa main à été plutôt compliqué à faire... J'en ai profité pour me rendre compte ce soir seulement que ma demoiselle Michalon est gauchère. Voilà qui n'était pas volontaire, mais après tout, pourquoi ne le serait-elle pas ! Ajoutez à la photo ci-contre un carnet posé sur le genou de Florence mais que je n'ai pas encore photographié, et vous aurez une idée du résultat définitif.

Ledit carnet peut être considéré comme un cahier de brouillon (je rappelle que Florence est traductrice) ou encore comme son journal, pour des raisons que j'expliciterai plus tard et qui ont un rapport avec un conseil de Zabou Breitman à Isabelle Carré pour meubler les longs moments sur scène ou l'action sur concentre davantage sur les personnages du dessous de la table !

18-19, 25-26 août : Florence Michalon prend tout doucement des couleurs.

Phase difficile : les débuts de la mise en couleurs, lorsque tout est encore trop plat, trop vif, trop net, sans nuance. A tel point que j'ai eu du mal à mettre ici une photo, et que j'ajoute cet avertissement : les choses vont encore énormément évoluer !

Du moins je l'espère.


29 août : fracture, rayures et noms d'oiseaux.

Gros soupir. Florence Michalon est tombée de la tournette au moment où j'allais commencer une séance de peinture au début de l'après-midi.

Bilan de la chute :

Après avoir réfléchi un moment aux réparations possibles (et proféré intérieurement ou de vive voix toutes sortes de noms d'oiseaux), j'ai décidé d'attendre d'avoir quasiment fini la peinture avant de tenter quoi que ce soit. Autant ne pas risquer de briser une éventuelle réparation lors des multiples manipulations qu'il me reste à faire de la demoiselle Michalon pour la peindre. D'ailleurs, à ce propos, j'ai oublié de mentionner un élément : puisque le simple fait d'humidifier la pâte à modeler n'a pas suffi à fixé le corps de la figurine à la chaise, les deux sont pour l'instant séparés, et j'avoue que c'est extrêmement pratique, puisque cela réduit le nombre de zones difficilement accessibles au pinceau.


Principaux éléments de la séance d'aujourd'hui : l'oeil droit a été refait entièrement, et des motifs (pois, rayures) ont fait leur apparition sur la jupe et sur le corsage. Trop nets, pour le moment, comme il se doit. Mais ils ont néanmoins un premier effet grâce à leur côté un peu vieillot, celui de rendre Florence Michalon moins... bimbo (je ne trouve pas d'autre mot). Topor la voulait "naturelle, candide, ingénue", donc moi aussi, autant que faire se peut !


1er septembre : le début de la fin.

Début de la période où un pâtamodelage semble quasiment terminé, mais sur lequel il reste en fait une foule de peaufinages à effectuer.


Les vêtements devraient a priori rester tels qu'ils sont après la séance d'aujourd'hui. La forme de la bouche reste perfectible, la couleur des cheveux ne me convainc pas complètement, mais celle de la chaise semble bien s'harmoniser avec le reste.

Resteront ensuite, évidemment, à régler le problème du bras cassé et du crayon qu'elle tient dans sa main gauche. Et à refaire une jolie paire de lunettes !

17 octobre : à ceux qui se poseraient la question, non, je n'ai pas oublié Florence Michalon !

Il y a belle lurette que j'ai recollé son bras (qui semble tenir), et il ne lui manque plus que son crayon et une paire de lunettes définitive. Florence Michalon est entrée dans une phase de repos (ce n'est pas la première fois qu'une figurine presque terminée attend un peu ses derniers fignolages), et ce d'autant plus que mon année sabbatique est terminée. Me voici de retour dans le monde du travail, avec un rythme à retrouver...

2 janvier 2005.

Oui, Florence Michalon et terminée. Depuis un moment, même. Et oui, j'ai enfin mis en ligne la page définitive la concernant...