
J’ai eu la chance pour mon premier achat de choisir au hasard la pâte à modeler qui allait devenir mon matériau favori : Plastibo, de la marque Omyacolor. Pâte autodurcissante blanche qui se travaille avec les doigts plus ou moins humectés, elle a deux gros avantages : elle est suffisamment fine, ferme et peu fibreuse pour permettre la réalisation détails fins, et elle permet un travail fractionné (pour interrompre le travail, il suffit de mettre la figurine à l’abri de l’air, en utilisant par exemple un vase posé renversé par-dessus).
Mais hélas, trois fois hélas, piteuse nouvelle, c’est à l’imparfait que je devrais parler de ses qualités : Plastibo n’est plus fabriquée. « Ma » pâte à modeler, palsambleu ! J’en suis restée pantoise en l’apprenant de la bouche d’un vendeur, il y a longtemps déjà. Même en ayant réussi à acheter les tout derniers paquets qui prenaient encore la poussière dans le rayon loisirs créatifs pour enfants d’un grand magasin et en dépit d’un rythme de travail on ne peut plus tranquille, il est désormais temps de trouver une autre solution.
Tous les autres matériaux testés jusqu’ici m’ont beaucoup déçue, donc si vous êtes dans le même cas et que vous avez trouvé le produit idéal, merci de partager avec moi votre trouvaille en écrivant ici ! Mon prochain essai sera Plastiroc, de la même marque.
Ah, la pâte à modeler ! Tellement malléable, donc tellement agréable. Mais un matériau qui se laisse aussi facilement manipuler, pétrir, façonner, pose forcément des problèmes de tenue. À vrai dire, je n'ai même jamais essayé de pâtamodeler sans armature.
Les premières figurines ont simplement une « colonne vertébrale » en bois (les pics à brochette vendues dans les supermarchés remplissent parfaitement ce rôle), essentiellement pour relier la tête au reste du corps, mais qui se prolonge généralement jusque dans le socle. Sans cette armature minimale, le cou ne serait probablement pas assez fort pour résister au poids de la tête, et la figurine aurait peut-être quelque difficulté à tenir d’aplomb sur son socle.
Pour les figurines à la posture moins « statique », il a évidemment fallu raffiner un peu le procédé en faisant appel à des fils de fer de différents diamètres. Abdu-Ali est un exemple assez extrême puisque sa jupe et son chapeau sont constitués d'un fin grillage métallique fixé au corps par du fil de fer, et que l'on trouve du métal jusque dans ses pouces, pour ne pas parler de ses bras largement écartés !
Puisque je travaille de plus en plus sur des attitudes, les armatures deviennent encore plus importantes, et ma façon de travailler change insensiblement : au départ, j’avais tendance à commencer par modeler la tête, le visage, afin d’avoir très vite l’impression que le personnage existait. Désormais, le personnage existe par son corps autant sinon plus que par son visage, et j’arrive mieux à commencer par le « squelette » !
Le revers de la médaille ? Une armature n'apporte pas qu'un surcroît de solidité : elle crée également des contraintes puisqu'elle empêche la pâte à modeler de « travailler » librement, tout est donc affaire d'équilibre (empirique !) et des retouches sont généralement nécessaires là où des fissures apparaissent.
Terre, fer, pic et pic et acrylique… Il me fallait quelque chose de plus tenace que la gouache et de plus adapté (et moins compliqué) que l’huile, j’ai donc opté pour la peinture acrylique extra-fine que je n’avais jamais utilisée auparavant. Bonne surprise, l’acrylique est d’un usage simple et agréable. Le séchage, notamment, est relativement rapide, ce qui est une bonne chose pour les jours où j’ai de bons doigts et où j’ai envie d’essayer au plus vite ce que j’ai en tête !
Suite : du bloc de pâte à modeler à la figurine terminée, comment se déroule le travail ?