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Les notes récentes
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Note bleue.

Le ciel en pull rayé est visible en plus grand ici.
Le bonheur est dans le thé.
Dans la famille Haruno, la cadette médite gravement sous ses couettes (comment se débarrasser du double géant d'elle-même qui l'épie sans relâche ?), l'aîné lycéen joue au go, tombe amoureux et court ou pédale à en perdre le souffle, la mère dessine des mangas animés sur la table de la cuisine et bondit sur sa caméra lorsque son beau-père, lui-même dessinateur (et passablement fêlé), exécute devant elle le mouvement parfait qu'elle cherchait pour un personnage, le père soigne par l'hypnose des patients qui jouent avec les anges, tandis que l'oncle ingénieur du son déambule, croise un ancien amour, ou observe des mains qui dansent le long d'une rivière. Les trains glissent à travers la campagne comme glissait le train du Voyage de Chihiro, les super-héros s'empêtrent dans leurs costumes trop grands, le vent dans les arbres en fleurs fait pleuvoir les pétales.

Et puis quelqu'un meurt, et juste après les funérailles, la visite dans la chambre de celui qui n'est plus mais dont l'odeur flotte encore donne lieu à une scène tout à la fois légère et bouleversante, grave et souriante, belle à en avoir les larmes aux yeux.

La première gorgée de thé, et autres plaisirs minuscules... Doudingue, improbable, lent et contemplatif, agité du bocal, poétique, plein de petits riens et d'effets spéciaux drolatiques, un film bulle de savon, un petit bonheur cinématographique, inégal peut-être, mais ô combien précieux : c'est The taste of tea, de Katsuhito Ishii.

En savoir plus :
- la fiche du film sur l'IMDB
- la fiche allociné
- le site officiel du film (pour la page d'accueil et la musique, ou pour ceux qui maîtrisent le japonais, puisqu'il le site n'est malheureusement pas traduit).

PS J'ose à peine préciser que ce film semble être sorti dans moins de dix salles en France...
Encore une lumière.


Une photo retouchée imprimée sur du papier calque, du polyphane, deux anneaux métalliques pour la structure de l'abat-jour, des bandelettes de papier froissé pour les finitions, un pied de lampe d'une simplicité monacale, et c'est le printemps sur ma table de nuit ! (Edit : une photo plus grande est visible ici).

J'en profite pour lancer une sorte de d'appel au secours technique : même lorsque je lui signale poliment et de façon claire mon intention d'utiliser un format de papier personnalisé supérieur au A4 (par exemple 21 X 70 cm), mon imprimante s'obstine à sortir sagement des documents qui ne dépassent jamais les sacro-saints 21 X 29,7 cm, et ce quels que soient mes essais de configuration portrait/paysage/inversion du rapport hauteur-largeur du document, flatteries, insultes, suppliques, etc. Si vous avez rencontré ce type de problèmes mais que vous êtes désormais dans les meilleurs termes avec votre imprimante qui fournit les documents que vous lui avez demandé au format que vous lui avez spécifié, est-il besoin de préciser que votre témoignage m'intéresse *grandement* ?

Libellés :

Une lumière qui se prend pour Calder.


Juste une photo prise tout à l'heure. Ou plutôt deux.

Libellés :

Trom.
Marc Thyl : "Trom" ? C'est quoi, "Trom" ?
Florence Michalon : Une sorte... une sorte de sourire silencieux.
Marc Thyl : Eh bien, dans ce cas, pourquoi ne pas mettre tout bêtement "une sorte de sourire silencieux" ?
Florence Michalon : J'y ai pensé, mais "Trom" signifie aussi fantôme, sentiment, présence d'un chat dans la maison.

Roland Topor, L'hiver sous la table.

C'est après avoir vu cette pièce mise en scène par Zabou Breitman que j'avais eu envie de pâtamodeler la Florence Michalon interprétée par Isabelle Carré. Eh bien la bonne nouvelle du jour, apprise tout à fait par hasard grâce au site d'une émission de France Inter, c'est que la pièce a été filmée, et et et... qu'elle sort en DVD ! La semaine prochaine. Yipiiiii !
Bizarrerie météorologique : il pleut des fonds d'écran.
Ouf, enfin terminé : pour compenser l'absence de mise à jour de la rubrique "c'est cadeau" depuis plusieurs mois, son apparence a été légèrement remodelée et, autant ne pas faire les choses à moitié, une trentaine de nouveaux fonds d'écran sont disponibles.

Pour avoir un aperçu rapide de toutes les nouveautés, voir ici les images en mosaïque. Pour rhabiller vos écrans, c'est par ici !
Fonds d'écran, ciel agile et lapin en technicolor.
(À moins que ce ne soit l'inverse ? Bigre, cette note va partir dans tous les sens).

Parmi les bonnes surprises de ces derniers jours, je découvre avec un authentique ravissement que non seulement les fonds d'écran proposés en téléchargement ici sont effectivement téléchargés, mais même - incroyable ! - qu'ils se retrouvent ensuite vraiment sous les yeux de plein de gens, sur des écrans aux pixels joyeusement colonisés par force radis, portes de cimetières, carrelages de châteaux, ou épluchures. Même si ce "plein de gens" reste un nombre vague et pas forcément considérable, le fait que ledit nombre dépasse deux (O. et moi, en gros) me paraît déjà extraordinaire, et l'idée d'une micro-invasion de choux romanesco ou de pistaches roses et vertes me met d'humeur plutôt folâtre. Les joies simples, il n'y a que ça de vrai.

Après ce moment de saine émotion, je signale que je me suis remise au travail pour compléter (voire remanier si j'en ai le courage) la rubrique "c'est cadeau" qui n'avait plus été mise à jour depuis plusieurs mois. D'ailleurs en parlant de mois... joyeux anniversaire Terre Adélie ! Sans pouvoir donner de date vraiment précise, je sais que c'est en avril 2004 que j'ai commencé sérieusement à m'atteler à la création du site. Tout ça mérite un macaron Pierre Hermé, ou un gâteau au chocolat, ou n'importe quoi de bon, sucré, hypercalorique et dûment surmonté d'une petite bougie à souffler. Avec une grande tasse de thé fumant. Tchin !

Pour rester dans le festif et le coloré, et tant pis si les notes se suivent et se ressemblent, je me dois de signaler que pour la troisième fois en une quinzaine de jours, un arc multicolore a fait la roue en travers du ciel, ou pour dire les choses de façon moins ampoulée : encore un arc-en-ciel aujourd'hui, encore plus intense que les deux précédents, la photo est ici.

Au moment où j'ai bondi vers la fenêtre avec l'appareil photo, j'étais en train de compulser mon achat du jour. Faute de trouver ça, j'ai craqué pour un livre des éditions Agile Rabbit. J'aime les livres des éditions Agile Rabbit (non, ils ne me payent pas pour le dire), parce qu'en plus des jolies et inspirantes pages de motifs chinois, indiens ou mexicains, ils contiennent parfois un CD-rom qui contient lui-même l'ensemble des illustrations du livre en très haute résolution, ce qui ouvre évidemment énormément de possibilités d'exploitation plus ou moins élaborées. Un exemple d'exploitation vraiment basique ? Avec une feuille de polyphane roulée en cylindre et recouverte d'un motif chinois imprimé sur du papier calque, une lampe cassée se métamorphose en ça. Ce n'est pas pour faire une lampe que j'ai choisi le livre d'aujourd'hui, mais pour essayer quelque chose qui me trotte dans la tête depuis longtemps. J'en parlerai probablement dans une prochaine note, sauf si ça ne donne pas ce que j'espérais : si tel est le cas, je dirai avec la plus parfaite mauvaise foi que j'ai oublié ce que je voulais faire.

(Pour information : note mis en ligne en retard et par des chemins détournés pour cause de gros, très gros, énormes problèmes avec blogger depuis hier soir minuit. Grumpf.)
Le schmilblick, ou les improbables tribulations d'un cintre et d'un pantalon.


Bravo à Pluche ! sa sagacité légendaire et son regard bionique lui ont permis de s'approcher de la réponse, elle gagne donc un canard en plastique jaune qui fait pouic pouic. (Si les américains ne te donnent pas ta carte verte, ils en perdront, de la matière grise, sans même parler de tes chorégraphies de flamant rose). Merci à tous les autres pour leurs hypothèses, et surtout merci de m'avoir montré que quelques personnes me lisent, ça n'a l'air de rien, mais qu'est-ce que ça fait plaisir...

Pour ceux qui ne comprendraient rien parce qu'ils ont manqué le début de l'énigme, ladite énigme est ici !
A(de)lien.
Schmilblick en forme de photo-BD.