Dans la famille Haruno, la cadette médite gravement sous ses couettes (comment se débarrasser du double géant d'elle-même qui l'épie sans relâche ?), l'aîné lycéen joue au go, tombe amoureux et court ou pédale à en perdre le souffle, la mère dessine des mangas animés sur la table de la cuisine et bondit sur sa caméra lorsque son beau-père, lui-même dessinateur (et passablement fêlé), exécute devant elle le mouvement parfait qu'elle cherchait pour un personnage, le père soigne par l'hypnose des patients qui jouent avec les anges, tandis que l'oncle ingénieur du son déambule, croise un ancien amour, ou observe des mains qui dansent le long d'une rivière. Les trains glissent à travers la campagne comme glissait le train du Voyage de Chihiro, les super-héros s'empêtrent dans leurs costumes trop grands, le vent dans les arbres en fleurs fait pleuvoir les pétales.
Libellés : get crafty
C'est après avoir vu cette pièce mise en scène par Zabou Breitman que j'avais eu envie de pâtamodeler la Florence Michalon interprétée par Isabelle Carré. Eh bien la bonne nouvelle du jour, apprise tout à fait par hasard grâce au site d'une émission de France Inter, c'est que la pièce a été filmée, et et et... qu'elle sort en DVD ! La semaine prochaine. Yipiiiii !
Ouf, enfin terminé : pour compenser l'absence de mise à jour de la rubrique "c'est cadeau" depuis plusieurs mois, son apparence a été légèrement remodelée et, autant ne pas faire les choses à moitié, une trentaine de nouveaux fonds d'écran sont disponibles.
Parmi les bonnes surprises de ces derniers jours, je découvre avec un authentique ravissement que non seulement les fonds d'écran proposés en téléchargement ici sont effectivement téléchargés, mais même - incroyable ! - qu'ils se retrouvent ensuite vraiment sous les yeux de plein de gens, sur des écrans aux pixels joyeusement colonisés par force radis, portes de cimetières, carrelages de châteaux, ou épluchures. Même si ce "plein de gens" reste un nombre vague et pas forcément considérable, le fait que ledit nombre dépasse deux (O. et moi, en gros) me paraît déjà extraordinaire, et l'idée d'une micro-invasion de choux romanesco ou de pistaches roses et vertes me met d'humeur plutôt folâtre. Les joies simples, il n'y a que ça de vrai.